La Ferme des animaux (Orwell)

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La Ferme des animaux
angl. Animal Farm. A Fairy Story · 1945
Résumé du roman
L'original se lit en 183 minutes
Micro-résumé
Des animaux ont chassé leur maître pour bâtir une société égalitaire. Les cochons ont pris le pouvoir, asservi leurs camarades et fini par ressembler en tout point aux tyrans qu'ils avaient renversés.

Résumé très court

Angleterre, années 1940. Dans une ferme, les animaux se révoltèrent contre leur propriétaire alcoolique, Mr. Jones, et le chassèrent. Ils établirent leur propre gouvernement basé sur sept commandements, dont le principal affirmait que tous les animaux sont égaux.

Les cochons, étant les plus intelligents, prirent la direction de la ferme. Deux verrats se disputèrent le pouvoir : l'un proposait de construire un moulin à vent, l'autre s'y opposait.

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Napoléon — verrat berkshire, chef de la ferme, autoritaire, manipulateur, avare de paroles, imposant, devient dictateur, porte décorations et vêtements humains.

Napoléon chassa son rival avec des chiens féroces et prit le contrôle absolu. Il modifia progressivement les commandements pour justifier ses privilèges. Les cochons emménagèrent dans la maison, dormirent dans des lits, burent de l'alcool et commercèrent avec les humains.

Le cheval le plus travailleur s'épuisa à construire le moulin.

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Malabar — cheval de trait, énorme, fort, loyal, travailleur acharné, pas très intelligent, devise 'Je vais travailler plus dur', meurt d'épuisement à 12 ans.

Quand il tomba malade, Napoléon le vendit à l'équarrisseur. Les cochons organisèrent des exécutions publiques, accusant les opposants de trahison. Ils établirent un culte de la personnalité autour de Napoléon et réécrivirent l'histoire de la ferme.

Les animaux travaillaient plus dur qu'avant la révolution, recevaient moins de nourriture, mais on leur répétait qu'ils vivaient mieux. Finalement, les cochons commencèrent à marcher sur deux pattes et à porter des vêtements. Ils invitèrent les fermiers voisins à un banquet.

Dehors, les yeux des animaux allaient du cochon à l’homme et de l’homme au cochon, et de nouveau du cochon à l’homme ; mais déjà il était impossible de distinguer l’un de l’autre.

Résumé détaillé par chapitres

Les titres des chapitres sont éditoriaux.

Chapitre 1. Le discours de Sage lAncien et le rêve de la révolution

Une nuit, après que le propriétaire de la Ferme du Manoir eut verrouillé les poulaillers et regagné sa chambre en état d'ivresse, les animaux se rassemblèrent dans la grange. La rumeur s'était répandue qu'un vieux cochon respecté avait fait un rêve étrange dont il souhaitait leur parler.

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Sage l'Ancien (Beauté de Willingdon) — vieux cochon de 12 ans, embonpoint, air raisonnable et bienveillant, visionnaire, inspire le soulèvement, meurt trois jours après son discours.

Tous les animaux vinrent : les chiens, les cochons, les poules, les pigeons, les vaches, les moutons, et deux chevaux de trait. Le premier était un énorme cheval nommé Malabar, fort comme deux chevaux réunis mais peu intelligent.

La seconde était une jument entre deux âges qui avait perdu sa silhouette après la naissance de son quatrième poulain. Vint aussi un âne, le plus vieil animal de la ferme, acariâtre et peu expansif.

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Benjamin — âne, le plus vieil animal de la ferme, acariâtre, cynique, peu expansif, ami de Malabar, sait lire, ne rit jamais.

Sage l'Ancien prit la parole depuis son estrade. Il expliqua aux animaux qu'il ne lui restait plus longtemps à vivre et qu'il voulait leur faire profiter de sa sagesse.

Regardons les choses en face nous avons une vie de labeur, une vie de misère, une vie trop brève. Une fois au monde, il nous est tout juste donné de quoi survivre... et... pas un animal qui soit libre.

Il déclara que la cause de leur misère était simple : l'Homme. C'était lui qui volait le produit de leur travail, qui les exploitait sans rien donner en retour.

L’Homme est la seule créature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait, il ne pond pas d’œufs, il est trop débile pour pousser la charrue... Pourtant le voici le suzerain de tous les animaux.

Sage l'Ancien appela les animaux au soulèvement. Il leur enseigna un chant révolutionnaire intitulé Bêtes d'Angleterre, qui promettait un âge d'or où les animaux seraient libres et prospères. Les animaux l'apprirent rapidement et le chantèrent avec enthousiasme jusqu'à ce qu'un coup de fusil tiré par le propriétaire ne mette fin à la réunion. Trois nuits plus tard, Sage l'Ancien mourut paisiblement dans son sommeil.

Chapitre 2. Le soulèvement et lexpulsion de Jones

Dans les mois qui suivirent, trois cochons prirent la direction des préparatifs du soulèvement. Le premier était un grand verrat imposant et avare de paroles.

Le second était plus vif et inventif, d'esprit plus délié.

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Boule de Neige — jeune verrat, vif, inventif, éloquent, idéaliste, concepteur du moulin à vent, expulsé par Napoléon, accusé de trahison.

Le troisième était un petit goret bien en chair, causeur éblouissant qui savait convaincre n'importe qui.

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Brille-Babil — goret bien en chair, voix perçante, œil malin, joues rebondies, causeur éblouissant, propagandiste de Napoléon, manipule les animaux.

Ensemble, ils élaborèrent un système philosophique appelé l'Animalisme. Le soulèvement eut lieu plus tôt que prévu. Un jour de juin, le propriétaire, rentré ivre de la taverne, oublia de nourrir les animaux. Affamés, ceux-ci enfoncèrent la porte de la resserre. Quand les hommes tentèrent de les fouetter, les animaux se révoltèrent et les chassèrent de la ferme.

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Mr. Jones — homme, propriétaire de la Ferme du Manoir, alcoolique, négligent, dur avec les animaux, expulsé lors du soulèvement, meurt plus tard.

Les animaux détruisirent tout ce qui leur rappelait leur servitude : fouets, mors, couteaux de castration, rubans. Ils rebaptisèrent l'exploitation Ferme des Animaux et inscrivirent sur le mur de la grange les Sept Commandements de l'Animalisme, dont le dernier proclamait que tous les animaux sont égaux. Puis ils rentrèrent la récolte de foin, qui fut plus abondante que jamais.

Chapitre 3. La première récolte et lorganisation de la ferme

Les animaux travaillèrent dur tout l'été. Malabar se révéla d'une force prodigieuse, abattant le travail de trois chevaux. Sa devise était : Je vais travailler plus dur. Les cochons, étant les plus intelligents, dirigeaient le travail sans y participer physiquement. Le dimanche, ils tenaient une assemblée où l'on débattait du travail de la semaine. Napoléon et Boule de Neige n'étaient jamais d'accord sur rien.

Boule de Neige organisa des commissions pour éduquer les animaux. Les cochons apprirent à lire et à écrire parfaitement. Les chiens apprirent à lire assez bien, mais ne s'intéressaient qu'aux Sept Commandements. Malabar ne put retenir que les quatre premières lettres de l'alphabet. Pour les animaux les plus bornés, Boule de Neige réduisit les Sept Commandements à une maxime unique : Quatrepattes, oui ! Deuxpattes, non !

Un mystère entoura la disparition du lait des vaches. On découvrit qu'il était mélangé à la pâtée des cochons, tout comme les pommes tombées dans l'herbe. Brille-Babil expliqua que les cochons avaient besoin de ces aliments pour maintenir leur santé, car ils étaient les travailleurs intellectuels de la ferme. Si les cochons devaient faillir à leur devoir, l'ancien propriétaire reviendrait. Cette menace suffit à faire taire les protestations.

Chapitre 4. La bataille de lÉtable

La nouvelle du soulèvement se répandit dans tout le pays. Les fermiers voisins, effrayés, tentèrent de discréditer la Ferme des Animaux en répandant des rumeurs d'atrocités. En octobre, l'ancien propriétaire et ses hommes, accompagnés d'une demi-douzaine de fermiers armés, attaquèrent la ferme. Boule de Neige, qui avait étudié les campagnes militaires, dirigea la défense. Les animaux repoussèrent les assaillants dans une bataille qui fut nommée la bataille de l'Étable. Boule de Neige et Malabar furent décorés de la médaille de Héros-Animal, Première Classe.

L'hiver fut rude. Une jument blanche et coquette qui aimait les rubans et le sucre disparut pour aller vivre avec un cabaretier.

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Lubie — jolie jument blanche, coquette, aime les rubans et le sucre, paresseuse, fuit la ferme pour vivre avec un cabaretier.

Les discussions entre Napoléon et Boule de Neige devinrent de plus en plus violentes, notamment au sujet du moulin à vent que Boule de Neige voulait construire pour produire de l'électricité.

Chapitre 5. Lexpulsion de Boule de Neige et le projet du moulin

Le jour où devait être voté le projet du moulin, Boule de Neige prononça un discours passionné. Mais au moment du vote, Napoléon poussa un gémissement aigu. Neuf chiens énormes se ruèrent dans la grange et chassèrent Boule de Neige de la ferme. C'étaient les chiots que Napoléon avait enlevés à leurs mères pour les éduquer en secret. Napoléon annonça qu'il n'y aurait plus d'assemblées : un comité de cochons prendrait désormais toutes les décisions.

Brille-Babil expliqua que Napoléon se sacrifiait en assumant cette lourde responsabilité. Malabar, troublé, finit par accepter en ajoutant une nouvelle maxime à sa devise : Napoléon ne se trompe jamais. Quelques semaines plus tard, Napoléon annonça qu'on allait construire le moulin après tout. Brille-Babil révéla que les plans avaient toujours été l'œuvre de Napoléon, et que celui-ci avait feint de s'y opposer pour se débarrasser de Boule de Neige, un individu dangereux.

Malabar... exprima le sentiment général : « Si c’est le camarade Napoléon qui l’a dit, ce doit être vrai. » Et, de ce moment... il prit pour maxime « Napoléon ne se trompe jamais. »

Toute l'année, les animaux travaillèrent comme des esclaves à la construction du moulin. Malabar se levait une heure plus tôt que les autres et travaillait jusqu'à l'épuisement. Les cochons emménagèrent dans la maison et commencèrent à dormir dans des lits. Quand les animaux protestèrent, Brille-Babil leur fit remarquer que le Quatrième Commandement interdisait seulement de dormir dans un lit avec des draps.

Chapitre 6. La construction du moulin et sa destruction

À l'automne, le moulin fut achevé. Mais une nuit de novembre, une tempête le détruisit complètement. Napoléon accusa Boule de Neige d'avoir saboté le moulin et décréta sa condamnation à mort. Les animaux se remirent au travail pour reconstruire le moulin avec des murs encore plus épais. Pour se procurer les matériaux nécessaires, Napoléon décida d'entretenir des relations commerciales avec les fermes voisines par l'intermédiaire d'un avoué. Les animaux furent troublés, mais Brille-Babil leur assura qu'aucune résolution n'avait jamais interdit le commerce.

L'hiver fut terrible. Les rations furent réduites pour tous sauf pour les cochons et les chiens. Napoléon apparaissait rarement en public et vivait dans la maison, entouré de ses chiens. On lui attribua des titres honorifiques et on composa des poèmes en son honneur. Les poules refusèrent de donner leurs œufs pour les vendre et furent privées de rations jusqu'à ce qu'elles capitulent. Neuf d'entre elles moururent.

Napoléon annonça qu'il vendrait le bois à un fermier voisin. Mais des rumeurs circulaient sur une attaque imminente de l'autre fermier, qui aurait soudoyé Boule de Neige. Les animaux apprirent que Boule de Neige avait toujours été l'agent secret de l'ancien propriétaire et qu'il avait tenté de les faire perdre à la bataille de l'Étable. Malabar doutait, mais finit par accepter cette version des faits.

Chapitre 7. La terreur, les exécutions et linterdiction de Bêtes dAngleterre

Un jour, Napoléon convoqua tous les animaux dans la cour. Les chiens se jetèrent sur quatre cochons qui avouèrent avoir été en contact avec Boule de Neige et avoir collaboré à la destruction du moulin. Ils furent immédiatement égorgés. Puis trois poules avouèrent avoir participé à un complot pour assassiner Napoléon. Elles aussi furent tuées. D'autres animaux confessèrent divers crimes et furent exécutés. L'air était lourd d'une odeur de sang.

Les animaux survivants se retirèrent sur le monticule où s'élevait le moulin inachevé. Une jument entre deux âges se souvenait que ce n'était pas pour cela qu'ils avaient fait le soulèvement.

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Douce — jument entre deux âges, superbe matrone, maternelle, douce, amie de Malabar, vieillit et devient pansue avec yeux chassieux.

Elle-même... ç’aurait été celle d’une société d’animaux libérés de la faim et du fouet... Au lieu de quoi... des temps sont venus, où personne n’ose parler franc, où partout grognent des chiens féroces...

Les animaux se mirent à chanter Bêtes d'Angleterre, mais Brille-Babil vint leur annoncer que ce chant était désormais interdit. Le Soulèvement était achevé, la société meilleure était instaurée, le chant n'avait plus de raison d'être.

Dans Bêtes d’Angleterre étaient exprimées nos aspirations à la société meilleure des temps à venir. Or cette société est maintenant instaurée. Il est clair que ce chant n’a plus aucune raison d’être.

Chapitre 8. La trahison de Frederick et la bataille du Moulin à Vent

Napoléon se fit de plus en plus rare. Il vivait dans la maison, mangeait dans de la porcelaine fine et se faisait appeler Notre chef, le camarade Napoléon. On lui attribua tous les succès de la ferme. Le moulin fut achevé, mais Napoléon annonça qu'il vendrait le bois au fermier qu'il avait précédemment dénoncé. Celui-ci paya en faux billets. Quelques jours plus tard, il attaqua la ferme avec une quinzaine d'hommes armés de fusils. Les animaux se défendirent courageusement, mais les hommes firent exploser le moulin avec de la dynamite. Fous de rage, les animaux se jetèrent sur l'ennemi et le mirent en déroute. Ce fut la bataille du Moulin à Vent.

Quelques jours plus tard, les cochons découvrirent une caisse de whisky dans les caves. Cette nuit-là, on entendit des chansons braillées et Napoléon apparut ivre. Le lendemain, il décréta que boire de l'alcool serait puni de mort. Mais il se remit vite et fit labourer le petit enclos pour y planter de l'orge. Une nuit, on découvrit Brille-Babil évanoui au pied du mur où étaient inscrits les Commandements, avec une échelle brisée, une lanterne et un pot de peinture. Peu après, les animaux s'aperçurent que le Cinquième Commandement disait maintenant : Aucun animal ne boira d'alcool à l'excès.

Chapitre 9. La mort de Malabar

Le sabot de Malabar mit longtemps à guérir. Il refusa de prendre du repos et continua à travailler dur. Son douzième anniversaire approchait et il espérait prendre sa retraite. Les cochons s'étaient multipliés et vivaient dans le luxe. On construisit une école pour les jeunes porcelets et on décréta que tous les animaux devaient céder le passage aux cochons. Un jour d'été, Malabar s'effondra en traînant une charretée de pierres. Il était épuisé et ne pouvait plus se relever.

Quelques jours plus tard, un fourgon vint le chercher. Benjamin, qui savait lire, cria aux autres animaux de regarder ce qui était écrit sur le côté : Alfred Simmonds, Équarrisseur. Ils emmenaient Malabar pour l'abattre. Douce courut après le fourgon en criant.

« Malabar ! lui cria Douce d’une voix de catastrophe. Malabar ! Sauve-toi ! Sauve-toi vite ! Ils te mènent à la mort ! » Tous les animaux reprirent son cri « Sauve-toi, Malabar ! Sauve-toi ! »

Mais Malabar était trop faible pour s'échapper. Quelques jours plus tard, Brille-Babil annonça qu'il était mort à l'hôpital malgré tous les soins. Il expliqua que le fourgon avait appartenu à un équarrisseur, mais qu'il avait été vendu à un vétérinaire qui n'avait pas encore effacé l'ancienne raison sociale. Les animaux furent soulagés. Un banquet fut organisé en l'honneur de Malabar, et cette nuit-là, les cochons se procurèrent une caisse de whisky.

Chapitre 10. Les cochons deviennent indiscernables des hommes

Les années passèrent. Beaucoup d'animaux moururent, dont Douce et Benjamin. La ferme était plus prospère, mais les animaux n'étaient pas plus riches. Seuls les cochons et les chiens vivaient dans l'abondance. Un jour, Brille-Babil emmena les moutons pendant une semaine pour leur apprendre un nouveau chant. À leur retour, les animaux virent avec stupeur les cochons marcher sur leurs pattes de derrière. Les moutons se mirent à bêler.

Quatrepattes, bon ! Deuxpattes, mieux ! Quatrepattes, bon ! Deuxpattes, mieux ! Ils bêlèrent ainsi cinq bonnes minutes durant. Et quand ils se turent, aux autres échappa l’occasion de protester...

Douce demanda à Benjamin de lire les Commandements. Il n'en restait plus qu'un seul : TOUS LES ANIMAUX SONT ÉGAUX MAIS CERTAINS SONT PLUS ÉGAUX QUE D'AUTRES. Les cochons portaient désormais des vêtements humains et Napoléon se promenait avec une pipe. Une délégation de fermiers vint visiter la ferme. Le soir, les animaux regardèrent par la fenêtre de la maison et virent cochons et hommes attablés ensemble, jouant aux cartes. Une querelle éclata quand Napoléon et un fermier abattirent un as de pique en même temps. Les animaux regardaient du cochon à l'homme et de l'homme au cochon, mais il était déjà impossible de distinguer l'un de l'autre.