Le Comte de Monte-Cristo (Dumas)
Résumé trÚs court
Marseille, 1815. Le jeune marin Edmond DantĂšs fut arrĂȘtĂ© le jour de ses fiançailles avec MercĂ©dĂšs, accusĂ© Ă tort de conspiration bonapartiste.
Trois hommes l'avaient trahi : Danglars par jalousie professionnelle, Fernand par amour pour MercédÚs, et le procureur Villefort pour protéger son propre pÚre compromis. DantÚs fut enfermé au chùteau d'If pendant quatorze ans. En prison, il rencontra l'abbé Faria qui lui enseigna les sciences et lui révéla l'existence d'un trésor fabuleux caché sur l'ßle de Monte-Cristo.
AprÚs la mort de l'abbé, DantÚs s'évada en prenant sa place dans le linceul. Il récupéra le trésor et devint immensément riche. Dix ans plus tard, sous l'identité du comte de Monte-Cristo, il s'infiltra dans la haute société parisienne pour se venger méthodiquement de ses trois ennemis.
Il ruina Danglars en manipulant la Bourse, puis le fit enlever par des bandits qui le dépouillÚrent de sa fortune. Il révéla publiquement que Fernand, devenu comte de Morcerf, avait trahi son bienfaiteur en GrÚce, ce qui conduisit le traßtre au suicide. Il dévoila les crimes passés de Villefort, dont le fils illégitime assassina plusieurs membres de sa famille. La femme de Villefort s'empoisonna avec son fils, et le procureur sombra dans la folie.
Réalisant qu'il était allé trop loin, Monte-Cristo sauva Valentine de Villefort de l'empoisonnement et la réunit avec Maximilien Morrel. Il légua sa fortune aux deux jeunes gens et partit avec Haydée, la jeune Grecque qu'il avait rachetée. Avant de disparaßtre, il leur laissa un message d'espoir.
Vivez donc et soyez heureux... et nâoubliez jamais que jusquâau jour oĂč Dieu daignera dĂ©voiler lâavenir Ă lâhomme, toute la sagesse humaine sera dans ces deux mots : Attendre et espĂ©rer !
Résumé détaillé
La division du résumé en chapitres est éditoriale.
Marseille, 1815 : le bonheur dEdmond et la conspiration
Le 28 février 1815, le navire le Pharaon rentra au port de Marseille. à son bord se trouvait un jeune marin promis à un brillant avenir.
Edmond annonça Ă l'armateur la mort du capitaine LeclĂšre et rĂ©vĂ©la avoir fait escale Ă l'Ăźle d'Elbe pour remettre un paquet au marĂ©chal Bertrand. L'agent comptable du navire tenta de semer le doute, mais l'armateur promit Ă Edmond le poste de capitaine. Le jeune homme se prĂ©cipita retrouver son pĂšre et sa fiancĂ©e aux Catalans. Cependant, la jalousie s'Ă©veilla chez deux hommes : l'agent comptable convoitait le poste de capitaine, et un pĂȘcheur catalan aimait secrĂštement sa fiancĂ©e.
Larrestation et lemprisonnement au chĂąteau dIf
Le jour du repas de fiançailles, la police arrĂȘta Edmond. Il fut conduit devant le substitut du procureur du roi.
AprÚs l'interrogatoire, le magistrat brûla la lettre compromettante destinée à son propre pÚre, un conspirateur bonapartiste. Malgré cette apparente clémence, il fit enfermer Edmond au chùteau d'If pour protéger sa carriÚre. Le jeune homme se retrouva dans un cachot, ignorant les raisons de son emprisonnement.
La rencontre avec labbé Faria : éducation et révélation du trésor
AprĂšs cinq annĂ©es de captivitĂ©, Edmond entendit un bruit de creusement. Un autre prisonnier tentait de s'Ă©vader. Les deux hommes parvinrent Ă communiquer. L'abbĂ© Faria, un Ă©rudit italien, devint le mentor d'Edmond. Il lui enseigna les sciences et les langues, puis analysa son histoire pour identifier ses ennemis : l'agent comptable qui convoitait son poste, le pĂȘcheur catalan jaloux, et surtout le magistrat qui avait sacrifiĂ© sa vie pour protĂ©ger son pĂšre bonapartiste.
Je suis fĂąchĂ© de vous avoir aidĂ©... et de vous avoir dit ce que je vous ai dit... Parce que je vous ai infiltrĂ© dans le cĆur un sentiment qui nây Ă©tait point : la vengeance.
L'abbé révéla également l'existence d'un trésor fabuleux caché sur l'ßle de Monte-Cristo et désigna Edmond comme son héritier.
Lévasion et la découverte du trésor de Monte-Cristo
AprÚs la mort de l'abbé, Edmond conçut un plan audacieux. Il substitua son corps à celui du défunt dans le linceul. Les gardiens jetÚrent le sac à la mer avec un boulet attaché aux pieds. Edmond parvint à se libérer et à nager jusqu'à l'ßle de Tiboulen. Recueilli par des contrebandiers, il apprit qu'il avait passé quatorze ans en prison. Quelques semaines plus tard, il atteignit l'ßle de Monte-Cristo et découvrit le trésor : des lingots d'or, des écus et des pierres précieuses d'une valeur inestimable.
La métamorphose : de DantÚs à Monte-Cristo
De retour Ă Marseille sous divers dĂ©guisements, Edmond apprit que son pĂšre Ă©tait mort de faim et que MercĂ©dĂšs avait Ă©pousĂ© le pĂȘcheur catalan. Il dĂ©couvrit que ses trois ennemis avaient prospĂ©rĂ© : le pĂȘcheur Ă©tait devenu comte, l'agent comptable Ă©tait baron et banquier, et le magistrat Ă©tait procureur du roi Ă Paris.
Edmond décida de consacrer sa fortune à la vengeance. Il sauva d'abord la famille de son ancien protecteur de la ruine financiÚre.
Et maintenant, adieu bontĂ©, humanitĂ©, reconnaissance⊠Adieu tous les sentiments qui Ă©panouissent le cĆur !⊠Je me suis substituĂ© Ă la Providence pour rĂ©compenser les bons⊠Que le Dieu vengeur me cĂšde la place...
Lentrée dans la haute société parisienne
En 1838, le comte de Monte-Cristo fit son entrée dans la société parisienne. Il sauva d'abord le fils de son ennemi d'un enlÚvement à Rome, gagnant ainsi sa reconnaissance.
à Paris, il ouvrit un crédit illimité chez le banquier et sauva la femme du procureur d'un accident de voiture. Son mystÚre, sa fortune colossale et ses maniÚres orientales fascinÚrent l'élite. Il se lia d'amitié avec le fils de l'armateur qu'il avait sauvé autrefois, devenu capitaine.
Le comte tissait patiemment sa toile autour de ses trois ennemis, observant leurs faiblesses et préparant leur chute.
La maison dAuteuil et les secrets de Villefort
Le comte acheta une maison à Auteuil qui appartenait autrefois au beau-pÚre du procureur. Son intendant corse révéla qu'il avait poignardé le procureur dans cette demeure des années auparavant et sauvé un nouveau-né que celui-ci tentait d'enterrer vivant. Cet enfant, fruit d'une liaison adultÚre, était devenu un criminel. Le comte découvrit ainsi le secret le plus sombre de son ennemi. Il organisa un dßner dans cette maison, invitant le procureur et son ancienne maßtresse, désormais épouse du banquier. Lors de la soirée, il évoqua la découverte d'un squelette d'enfant dans le jardin, terrorisant les deux anciens amants.
Haydée et la soirée à lOpéra : le piÚge se referme
Le comte vivait avec une jeune femme grecque d'une beauté parfaite qu'il avait rachetée de l'esclavage.
à l'Opéra, elle aperçut le comte de Morcerf et fut prise d'une terreur profonde. Elle révéla au comte que cet homme était le traßtre qui avait vendu son pÚre aux Turcs. Le comte comprit qu'il tenait là l'arme pour détruire son premier ennemi. Pendant ce temps, le fils du comte de Morcerf se fiançait avec la fille du banquier, unissant ainsi deux des familles que Monte-Cristo voulait ruiner.
Andrea Cavalcanti et le début des empoisonnements
Le comte présenta à la société parisienne un prétendu prince italien richissime. En réalité, il s'agissait d'un forçat évadé, le fils illégitime du procureur.
Le banquier, séduit par la fortune apparente du jeune homme, rompit les fiançailles de sa fille avec le fils du comte de Morcerf pour la promettre au faux prince. Pendant ce temps, dans la famille du procureur, une série de morts suspectes commença. La belle-mÚre du procureur empoisonnait méthodiquement les membres de la famille pour que son fils hérite de toute la fortune. Le comte veillait secrÚtement sur la fille du procureur, amoureuse du capitaine, en neutralisant les doses de poison.
Le dßner à Auteuil : révélations et terreur
Lors du dĂźner Ă Auteuil, le comte rĂ©unit ses ennemis dans la maison maudite. Il leur montra la chambre rouge oĂč le crime avait Ă©tĂ© commis et Ă©voqua l'escalier dĂ©robĂ© par lequel un homme avait transportĂ© un fardeau sinistre. L'Ă©pouse du banquier s'Ă©vanouit. Dans le jardin, le comte annonça la dĂ©couverte du squelette d'un nouveau-nĂ© enterrĂ© dans un coffre. Le procureur et son ancienne maĂźtresse furent pĂ©trifiĂ©s par cette rĂ©vĂ©lation qui menaçait de dĂ©voiler leur secret. Le comte observait avec satisfaction la terreur qu'il avait semĂ©e dans leurs cĆurs. Pendant ce temps, le banquier subissait des pertes financiĂšres orchestrĂ©es par de fausses nouvelles propagĂ©es par le comte.
Le bal chez les Morcerf et les tensions familiales
Lors d'un bal somptueux chez les Morcerf, le comte de Monte-Cristo fit une entrée remarquée. MercédÚs, troublée par sa présence, tenta de le faire manger ou boire sous son toit, invoquant la tradition orientale du pain et du sel qui lie les hÎtes en amitié éternelle. Mais le comte refusa obstinément toute nourriture, signifiant ainsi qu'il ne voulait aucun lien avec cette famille. MercédÚs comprit que cet homme mystérieux cachait une hostilité profonde.
La révélation de Noirtier et la rupture des fiançailles
Le soir de la signature du contrat de mariage de la fille du procureur, le grand-pÚre paralysé de la jeune fille exigea de parler au fiancé. Il révéla par un systÚme de communication qu'il était l'assassin du pÚre du jeune homme lors d'un duel politique des années auparavant. Cette révélation fracassante brisa immédiatement les fiançailles. Pendant ce temps, les empoisonnements continuaient dans la maison du procureur. Le serviteur du grand-pÚre mourut en buvant par erreur la boisson empoisonnée destinée au vieillard. Le médecin comprit qu'un meurtrier sévissait dans la demeure.
Laccusation publique de Fernand devant la Chambre des pairs
Le comte de Morcerf fut convoquĂ© devant la Chambre des pairs pour rĂ©pondre d'accusations de trahison en GrĂšce. La jeune femme grecque du comte de Monte-Cristo se prĂ©senta comme tĂ©moin. Elle rĂ©vĂ©la ĂȘtre la fille du pacha trahi et prĂ©senta des documents prouvant que le comte de Morcerf avait vendu son pĂšre aux Turcs et elle-mĂȘme comme esclave. Face Ă ces preuves accablantes, le comte de Morcerf fut dĂ©clarĂ© coupable de fĂ©lonie et de trahison. Le banquier rompit immĂ©diatement les fiançailles de sa fille avec le fils du traĂźtre. Le jeune homme, comprenant que le comte de Monte-Cristo Ă©tait derriĂšre la ruine de son pĂšre, le provoqua en duel.
Le duel évité et le suicide de Morcerf
La nuit précédant le duel, MercédÚs rendit visite au comte de Monte-Cristo. Elle l'appela par son véritable nom, Edmond, car elle l'avait reconnu. Elle le supplia d'épargner son fils. Le comte lui montra la lettre de dénonciation qui l'avait envoyé en prison et révéla que son mari l'avait postée. Il lui raconta ses quatorze années de captivité et la mort de son pÚre. MercédÚs reconnut sa propre faute d'avoir épousé son rival. Touché par sa douleur maternelle, le comte accepta d'épargner le jeune homme, sachant que cela signifiait sa propre mort lors du duel.
Ce que jâai le plus aimĂ© aprĂšs vous, MercĂ©dĂšs, câest moi-mĂȘme, câest-Ă -dire ma dignitĂ©... cette force qui me rendait supĂ©rieur aux autres hommes... Dâun mot vous la brisez. Je meurs.
Le lendemain, le jeune homme présenta ses excuses publiques au comte, ayant appris la vérité de sa mÚre. Le duel fut évité. Le comte de Morcerf, déshonoré et abandonné par sa famille, se donna la mort d'un coup de pistolet.
La fausse mort de Valentine et lempoisonneuse démasquée
Le comte de Monte-Cristo veillait secrĂštement sur la fille du procureur. Une nuit, il lui rĂ©vĂ©la qu'on tentait de l'empoisonner et lui fit voir l'empoisonneuse : sa propre belle-mĂšre. Il lui donna une substance pour simuler sa mort et la sauver. La jeune fille fut dĂ©clarĂ©e morte. Le capitaine, dĂ©sespĂ©rĂ©, voulut se suicider mais le comte l'en empĂȘcha. Pendant ce temps, le procureur dĂ©couvrit l'identitĂ© de l'empoisonneuse et lui ordonna de se donner la mort avant son retour du tribunal. Dans sa folie meurtriĂšre, la femme emmena son propre fils avec elle dans la mort. Le procureur, confrontĂ© aux cadavres de sa femme et de son enfant, sombra dans la dĂ©mence.
Monte-Cristo pĂąlit Ă cet effroyable spectacle, il comprit quâil venait dâoutrepasser les droits de la vengeance ; il comprit quâil ne pouvait plus dire : â Dieu est pour moi et avec moi.
Le procĂšs dAndrea et leffondrement de Villefort
Lors de la signature du contrat de mariage entre la fille du banquier et le faux prince, la police arrĂȘta ce dernier pour meurtre. Au tribunal, l'accusĂ© rĂ©vĂ©la publiquement ĂȘtre le fils illĂ©gitime du procureur, nĂ© dans la maison d'Auteuil et enterrĂ© vivant par son pĂšre. L'Ă©pouse du banquier s'Ă©vanouit, confirmant ĂȘtre la mĂšre. Le procureur, anĂ©anti, avoua la vĂ©ritĂ© devant l'assemblĂ©e.
Le chĂątiment de Danglars dans les catacombes
Le banquier, ruiné, s'enfuit de Paris avec l'argent des hospices. Il fut capturé par des bandits italiens dans les catacombes de Rome. Les brigands, agissant pour le compte du comte, lui firent payer cent mille francs chaque repas jusqu'à ce qu'il eût dépensé ses cinq millions. Affamé et brisé, le banquier confessa ses crimes. Le comte lui accorda son pardon et lui laissa cinquante mille francs.
Le dénouement : pardon, amour et espérance
Sur l'ßle de Monte-Cristo, le comte retrouva le capitaine désespéré. Il lui fit boire une substance qui le plongea dans un sommeil profond. à son réveil, le jeune homme découvrit sa bien-aimée vivante à ses cÎtés. Le comte leur légua toute sa fortune et partit avec la jeune femme grecque qui lui avait déclaré son amour.
Il nây a ni bonheur ni malheur en ce monde, il y a la comparaison dâun Ă©tat Ă un autre... Celui-lĂ seul qui a Ă©prouvĂ© lâextrĂȘme infortune est apte Ă ressentir lâextrĂȘme fĂ©licitĂ©.