Tristan et Iseut (Bédier)

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Le Roman de Tristan et Iseut
1900
Résumé du roman
L'original se lit en 232 minutes
Micro-résumé
Un chevalier et la fiancée de son roi, liés par un philtre, vécurent une passion fatale. Séparés par l'exil, ils moururent de chagrin. Une ronce verte unit alors leurs deux tombes pour l'éternité.

Résumé court

Cornouailles, aux temps mythiques de la chevalerie. Tristan, un orphelin recueilli par son oncle le roi Marc, devint le champion du royaume en tuant le géant Morholt d'Irlande qui exigeait un lourd tribut.

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Tristan — neveu du roi Marc, amant d'Iseut; chevalier preux, harpiste et veneur accompli, liĂ© par un philtre d'amour Ă©ternel, il meurt de chagrin loin de son aimĂ©e.

BlessĂ© lors du combat, le hĂ©ros fut soignĂ© en Irlande par la niĂšce du gĂ©ant sans ĂȘtre reconnu. Plus tard, il retourna sur l'Ăźle ennemie pour quĂ©rir la princesse afin qu'elle Ă©pousĂąt le roi Marc et scellĂąt la paix.

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Iseut la Blonde — fille du roi d'Irlande, Ă©pouse du roi Marc; guĂ©risseuse experte aux cheveux d'or, elle partage avec Tristan la passion fatale du vin herbĂ© jusqu'Ă  la mort.

Sur le navire du retour, ils burent par erreur le philtre d'amour destinĂ© Ă  la nuit de noces. LiĂ©s par une passion fatale, ils vĂ©curent un amour secret Ă  la cour malgrĂ© le mariage d'Iseut. DĂ©noncĂ©s par des fĂ©lons, condamnĂ©s au bĂ»cher puis Ă©vadĂ©s, ils se cachĂšrent dans la forĂȘt du Morois. DĂ©couverts par le roi qui les Ă©pargna, Tristan rendit la reine Ă  son Ă©poux pour sauver son honneur et s'exila en Bretagne.

Là, il épousa Iseut aux Blanches Mains par solitude, sans consommer le mariage. Frappé plus tard par une lance empoisonnée, il fit appeler Iseut la Blonde à son secours, convenant d'une voile blanche si elle venait. Lorsque le navire parut, l'épouse jalouse annonça une voile noire. Tristan mourut de désespoir. Iseut la Blonde arriva trop tard et trouva son amant sans vie.

Elle se tourna vers l'orient et pria Dieu. Puis elle découvrit un peu le corps, s'étendit prÚs de lui, tout le long de son ami, lui baisa la bouche et la face, et le serra étroitement...

Le roi Marc les fit ensevelir cÎte à cÎte. Une ronce verte jaillit de la tombe de Tristan pour s'enfoncer dans celle d'Iseut, unissant les amants dans l'éternité.

Résumé détaillé par chapitres

Chapitre 1. Les enfances de Tristan

Rivalen, roi de Loonnois, traversa la mer pour aider le roi Marc de Cornouailles dans ses guerres. En rĂ©compense, il Ă©pousa Blanchefleur, la sƓur du roi. Peu aprĂšs, Rivalen mourut au combat contre le duc Morgan. Blanchefleur, accablĂ©e de douleur, ne survĂ©cut pas Ă  la naissance de leur fils.

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Le roi Marc — roi de Cornouailles, oncle maternel de Tristan; souverain noble mais tourmentĂ©, dĂ©chirĂ© entre son affection paternelle pour son neveu et sa jalousie d'Ă©poux.

Triste j'accouche, triste est la premiĂšre fĂȘte que je te fais, Ă  cause de toi j'ai tristesse Ă  mourir. Et comme ainsi tu es venu sur terre par tristesse, tu auras nom Tristan.

L'enfant fut recueilli par le maréchal Rohalt et éduqué par l'écuyer Gorvenal aux arts de la chevalerie.

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Gorvenal — Ă©cuyer et maĂźtre d'armes de Tristan; homme fidĂšle et sage qui a Ă©levĂ© le hĂ©ros, l'accompagne dans l'exil et le protĂšge lors de ses aventures pĂ©rilleuses.

Chapitre 2. Le Morholt dIrlande

EnlevĂ© par des marchands norvĂ©giens puis abandonnĂ© sur une grĂšve de Cornouailles, le jeune homme dĂ©montra ses talents exceptionnels de veneur et de harpiste Ă  la cour, oĂč il fut chĂ©ri par le roi avant que son identitĂ© ne fĂ»t rĂ©vĂ©lĂ©e. Plus tard, le gĂ©ant Morholt vint rĂ©clamer un tribut humain pour l'Irlande. Tristan le dĂ©fia et le tua en combat singulier sur une Ăźle, laissant un fragment de son Ă©pĂ©e dans le crĂąne du gĂ©ant. BlessĂ© par une arme empoisonnĂ©e, le hĂ©ros agonisant demanda Ă  ĂȘtre mis Ă  la mer sur une barque sans rames ni voile.

Chapitre 3. La quĂȘte de la Belle aux cheveux dor

Poussé par les vents jusqu'en Irlande, il fut guéri par la reine et sa fille, Iseut la Blonde, sans qu'elles connussent son nom. De retour en Cornouailles, des barons jaloux pressÚrent le roi de se marier pour déshériter son neveu. Ayant vu un cheveu d'or apporté par deux hirondelles, le souverain déclara qu'il n'épouserait que la femme à qui il appartenait. Pour prouver sa loyauté, le jeune chevalier retourna en Irlande affronter un dragon qui terrorisait le pays. Il tua le monstre mais fut empoisonné par sa langue. Un sénéchal couard revendiqua la victoire.

La jeune princesse découvrit la vérité et soigna le héros. Cependant, en nettoyant son épée, elle reconnut la brÚche correspondant au fragment extrait du crùne de son oncle le Morholt. Elle voulut le tuer dans son bain, mais il lui expliqua qu'il venait la chercher pour qu'elle devienne reine. La paix fut conclue, et le pÚre de la jeune femme la confia au chevalier pour qu'elle épousùt le roi de Cornouailles.

Chapitre 4. Le philtre

La mÚre de la princesse avait confié à Brangien un vin herbé destiné aux époux royaux pour assurer leur amour éternel. Durant la traversée, par une chaude journée, Tristan et la jeune femme, assoiffés, burent par erreur ce philtre magique.

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Brangien — servante dĂ©vouĂ©e d'Iseut; par erreur, elle sert le philtre d'amour aux amants et prend la place de sa maĂźtresse dans le lit nuptial pour sauver son honneur.

La servante réalisa trop tard l'erreur fatale qui liait désormais les deux jeunes gens d'une passion indestructible.

Malheureuse ! maudit soit le jour oĂč je suis nĂ©e et maudit le jour oĂč je suis montĂ©e sur cette nef ! Iseut, amie, et vous, Tristan, c'est votre mort que vous avez bue !

Chapitre 5. Brangien livrée aux serfs

AprĂšs le mariage avec le roi, la servante fidĂšle prit la place de sa maĂźtresse dans le lit royal pour dissimuler la perte de sa virginitĂ©. Craignant nĂ©anmoins d'ĂȘtre trahie, la reine ordonna Ă  deux serfs de tuer sa compagne dans la forĂȘt. Les serfs, pris de pitiĂ©, Ă©pargnĂšrent la jeune femme et rapportĂšrent une langue de chien comme preuve. RongĂ©e par le remords, la souveraine faillit perdre la raison jusqu'Ă  ce qu'elle apprĂźt que sa servante Ă©tait sauve. Elles se rĂ©conciliĂšrent.

Chapitre 6. Le grand pin

Quatre félons, menés par le duc Andret, soupçonnÚrent les amants et alertÚrent le roi. Celui-ci bannit son neveu du chùteau. Les amants continuÚrent cependant à se voir secrÚtement sous un grand pin, le chevalier jetant des copeaux dans la fontaine pour avertir la reine.

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Andret — duc et baron fĂ©lon, cousin de Tristan; jaloux et traĂźtre, il Ă©pie constamment les amants pour les dĂ©noncer au roi et finit tuĂ© par Kaherdin.

Conseillé par un nain devin, le monarque se cacha dans les branches de l'arbre pour les surprendre. Le chevalier aperçut le reflet de son oncle dans l'eau et, par une conversation habile, les deux amants feignirent l'innocence et se plaignirent des calomnies dont ils étaient victimes. Convaincu de leur loyauté, le souverain regretta ses soupçons et autorisa le retour de son neveu à la cour.

Chapitre 7. Le nain Frocin

Les barons ennemis ne dĂ©sarmĂšrent pas et exigĂšrent des preuves. Le nain Frocin tendit alors un piĂšge en rĂ©pandant de la farine entre le lit du chevalier et celui de la reine. Le roi annonça son dĂ©part pour l'aube. Dans la nuit, le jeune homme sauta vers le lit de son amie, mais l'effort rouvrit une blessure Ă  sa jambe. Le sang coula sur les draps et la farine fut marquĂ©e par le saut du retour. Le roi, guidĂ© par le nain, dĂ©couvrit les traces irrĂ©futables de la trahison. Les amants furent arrĂȘtĂ©s, ligotĂ©s et condamnĂ©s Ă  ĂȘtre brĂ»lĂ©s vifs sans jugement.

Chapitre 8. Le saut de la chapelle

Alors qu'on le menait au bĂ»cher, le chevalier demanda la permission de prier dans une chapelle situĂ©e au bord d'une falaise. Il profita de cet instant pour sauter par la fenĂȘtre de l'abside et atterrit miraculeusement sain et sauf sur la grĂšve en contrebas. Il s'enfuit alors que son fidĂšle Ă©cuyer le rejoignait avec ses armes. Pendant ce temps, la reine Ă©tait traĂźnĂ©e au supplice.

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Dinas de Lidan — sĂ©nĂ©chal du roi Marc; baron loyal et compatissant qui protĂšge les amants, tente de les sauver du bĂ»cher et facilite leurs rencontres secrĂštes.

Le sĂ©nĂ©chal implora la clĂ©mence du roi, mais celui-ci, aveuglĂ© par la colĂšre, livra sa femme Ă  une troupe de lĂ©preux pour qu'elle subĂźt une vie de dĂ©chĂ©ance pire que la mort. Le hĂ©ros, embusquĂ© avec son Ă©cuyer, attaqua le cortĂšge des malades, tua leur chef et dĂ©livra sa bien-aimĂ©e. Les fugitifs s'enfoncĂšrent ensemble dans la forĂȘt du Morois pour y vivre cachĂ©s.

Chapitre 9. La forĂȘt du Morois

Au fond de la forĂȘt sauvage, Ă  grand ahan, comme des bĂȘtes traquĂ©es, ils errent... Leurs visages amaigris se font blĂȘmes, leurs vĂȘtements tombent en haillons... Ils s’aiment, ils ne souffrent pas.

Ils menÚrent une existence rude, dormant sur la terre dure. Le chien du héros, Husdent, les rejoignit et fut dressé à chasser en silence pour ne pas les trahir. Un jour, l'un des félons qui s'était aventuré dans le bois fut tué et décapité par l'écuyer. Plus tard, un forestier découvrit les amants endormis et guida le roi jusqu'à leur refuge. Le souverain les trouva séparés par une épée nue.

Dieu ! se dit-il... Faut-il les tuer ? ... Et chacun ne sait-il pas qu'une lame nue, qui sĂ©pare deux corps, est garante et gardienne de chastetĂ© ? S'ils s'aimaient de fol amour, reposeraient-ils si purement ?

Touché par ce symbole, il échangea son anneau avec celui de la reine et son épée avec celle de son neveu, puis se retira sans les éveiller.

Chapitre 10. Lermite Ogrin

À leur rĂ©veil, les amants comprirent que le roi les avait Ă©pargnĂ©s. Émus par cette grandeur d'Ăąme et l'effet du philtre s'Ă©tant attĂ©nuĂ© avec le temps, ils dĂ©cidĂšrent de demander conseil Ă  un saint homme de la forĂȘt.

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Ogrin — ermite de la forĂȘt du Morois; vieil homme sage et religieux qui recueille les amants fugitifs, les conseille et Ă©crit pour eux la lettre de rĂ©conciliation.

Le chevalier dicta une lettre au roi, proposant de lui rendre la reine et de partir en exil si le souverain acceptait de reprendre son épouse. Le monarque reçut le message et accepta les conditions, permettant le retour de sa femme à la cour.

Chapitre 11. Le gué aventureux

La remise de la reine eut lieu au Gué Aventureux. Avant de se séparer, le chevalier offrit à son aimée un anneau de jaspe vert comme gage de leur amour éternel. Il lui demanda de ne jamais douter de lui.

Si jamais je revois l'anneau de jaspe vert, ni tour, ni fort chĂąteau, ni dĂ©fense royale ne m'empĂȘcheront de faire la volontĂ© de mon ami, que ce soit folie ou sagesse !

AprĂšs des adieux dĂ©chirants, il la remit aux barons de Cornouailles et s'Ă©loigna, tandis qu'elle retournait vers son Ă©poux, le cƓur lourd.

Chapitre 12. Le jugement par le fer rouge

Les barons félons, toujours insatisfaits, exigÚrent que la reine prouvùt son innocence par un jugement de Dieu. Elle accepta, demandant que le roi Arthur fût garant de l'épreuve. Pour déjouer le piÚge, elle fit secrÚtement mander à son amant de venir déguisé. Le jour du jugement, un pÚlerin miséreux l'aida à franchir un gué boueux et trébucha avec elle. Lors de son serment solennel, elle jura n'avoir jamais été tenue dans les bras d'un autre homme que le roi et ce pauvre pÚlerin. Elle saisit le fer rouge sans se brûler, prouvant ainsi son innocence par une vérité littérale qui trompa tout le monde.

Chapitre 13. La voix du rossignol

Incapable de partir, l'amant exilĂ© resta cachĂ© chez un forestier. La nuit, il imitait le chant du rossignol pour appeler la reine. Les fĂ©lons soupçonnĂšrent le retour du banni et tendirent de nouveaux piĂšges, plaçant des lames tranchantes aux fenĂȘtres. Finalement, le hĂ©ros tua deux des traĂźtres qui les Ă©piaient, mais, dĂ©couvert, il dut s'enfuir prĂ©cipitamment vers le pays de Galles.

Chapitre 14. Le grelot merveilleux

En Galles, le chevalier tua le gĂ©ant Urgan le Velu et gagna ainsi un chien fĂ©erique nommĂ© Petit-CrĂ», qui portait au cou un grelot magique dont le tintement dissipait toute tristesse. Il l'envoya Ă  sa bien-aimĂ©e pour apaiser ses souffrances. Mais celle-ci, refusant d'ĂȘtre consolĂ©e alors que son amant vivait dans le chagrin, dĂ©tacha le grelot et le jeta dans les flots.

Chapitre 15. Iseut aux Blanches Mains

AprĂšs deux ans d'errance et de guerres sans nouvelles de Cornouailles, le hĂ©ros se rendit en Bretagne. Il y aida le duc HoĂ«l et son fils Ă  dĂ©fendre leurs terres ravagĂ©es. Il rencontra la fille du duc, qui portait le mĂȘme nom que son amour perdu.

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Iseut aux Blanches Mains — fille du duc HoĂ«l de Bretagne, Ă©pouse vierge de Tristan; jalouse de l'autre Iseut, elle cause la mort de Tristan par un mensonge sur la couleur de la voile.

TroublĂ© par cette homonymie et croyant ĂȘtre oubliĂ© par la reine, il Ă©pousa la jeune fille. Cependant, le soir des noces, en retirant sa manche, il fit tomber l'anneau de jaspe vert. Le souvenir de sa premiĂšre promesse lui revint avec force. Il prĂ©texta un vƓu pour ne pas consommer le mariage, laissant sa femme vierge et confuse.

Chapitre 16. Kaherdin

Lors d'une chevauchée, de l'eau éclaboussa la jambe de la jeune épouse, qui rit d'amertume, confiant à son frÚre que cette eau était plus audacieuse que son mari.

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Kaherdin — fils du duc HoĂ«l et frĂšre d'Iseut aux Blanches Mains; ami fidĂšle de Tristan, il tente de ramener Iseut la Blonde pour sauver le hĂ©ros mourant.

Le frÚre demanda réparation. Le héros lui avoua alors toute la vérité sur son amour fatal pour la reine de Cornouailles. Touché par ce récit, l'ami fidÚle accepta de l'accompagner secrÚtement en Angleterre pour vérifier si la reine l'aimait encore.

Chapitre 17. Dinas de Lidan

ArrivĂ©s prĂšs de Tintagel, ils furent aidĂ©s par le sĂ©nĂ©chal loyal. Le hĂ©ros plaça un signe sur la route que devait emprunter le cortĂšge royal. La reine reconnut le signal et s'arrĂȘta. Cependant, un chevalier survint et prĂ©tendit avoir vu l'amant fuir lĂąchement. Croyant ĂȘtre moquĂ©e et dĂ©daignĂ©e, la reine, blessĂ©e dans son orgueil, refusa de recevoir le message de son ami et le chassa par l'intermĂ©diaire de son fidĂšle serviteur. DĂ©sespĂ©rĂ© par ce rejet incomprĂ©hensible, le chevalier quitta le pays, convaincu d'avoir perdu son amour.

Chapitre 18. Tristan fou

Ne pouvant supporter la vie sans elle, il revint une derniÚre fois, seul et déguisé en fou, le crùne tondu et le visage maquillé. Il s'introduisit à la cour et, sous couvert de folie, se moqua du roi et lança des allusions voilées sur leurs amours passées que seule la reine pouvait comprendre. Effrayée et ne reconnaissant pas cet homme hideux, elle le repoussa violemment. Il persista, évoquant leurs secrets les plus intimes. C'est finalement son vieux chien qui le reconnut le premier. Le "fou" montra alors l'anneau de jaspe. La reine comprit enfin et tomba dans ses bras. Ils profitÚrent de quelques instants de bonheur volé avant que le danger ne les forçùt à se séparer pour toujours, sachant que la fin était proche.

Chapitre 19. La mort

De retour en Bretagne, le chevalier fut blessĂ© par une lance empoisonnĂ©e en secourant son ami. Sentant le venin envahir son corps, il supplia son beau-frĂšre d'aller chercher la reine de Cornouailles, la seule capable de le guĂ©rir. Ils convinrent d'un signal : une voile blanche si elle venait, noire si elle refusait. L'Ă©pouse jalouse surprit la conversation. Lorsque le navire parut Ă  l'horizon arborant la voile blanche, elle mentit au mourant, affirmant que la voile Ă©tait noire. Croyant ĂȘtre abandonnĂ©, le hĂ©ros se laissa mourir de dĂ©sespoir. La reine dĂ©barqua, trouva le corps sans vie de son amant, s'Ă©tendit prĂšs de lui et rendit l'Ăąme.

Mais, pendant la nuit, de la tombe de Tristan jaillit une ronce verte et feuillue, aux forts rameaux... qui, s'élevant par-dessus la chapelle, s'enfonça dans la tombe d'Iseut.